L’épargne dans une banque en France : comment bien choisir son plan ?

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Quand on réalise des entrées importantes d’argent, c’est un bon réflexe d’en mettre un minimum de côté. On décide ainsi de choisir un plan d’épargne en vue de rentabiliser son argent. Comment alors bien choisir son épargne dans une banque en France ?

L’épargne : Qu’est-ce que c’est ?

L’épargne, c’est cette partie de nos revenus que nous ne dépensons pas immédiatement, mais que nous avons mis de côté comme réserve liquide ou sous forme de placement ou d’investissement. Elle s’avère particulièrement importante pour la réalisation de nos projets, et la préparation de notre retraite lorsque nous sommes un particulier. Pour les entreprises, c’est un très bon moyen d’autofinancement. L’État aussi doit avoir une politique d’épargne avec l’excédent budgétaire de chaque exercice. Il faut remarquer que les Français ont une très bonne culture de l’épargne. En Europe, la France est d’ailleurs classée première, l’année 2017 au classement des pays qui épargnent le plus. Lorsque l’épargne ou une partie de celle-ci est bloquée pendant une certaine durée en vue de la faire fructifier, on parle dans ce cas de placement. Pour les particuliers, le terme est le synonyme d’investissement, terme aussi employé le plus souvent pour les grandes entreprises et les institutions financières.

L’épargne en France : Une activité réglementée

Les activités d’épargne sont réglementées par le code monétaire et financier. On y retrouve dans le Livre II, les dispositions de nature réglementaires et législatives relatives aux produits d’épargne. Elle est réservée aux établissements de crédit qui disposent d’un agrément du ministère en charge de l’économie.

Quelles sont les différentes formes de placement offertes par les banques en France ?

En France, les offres d’épargne et de placement sont très nombreuses. Toutefois, on peut les classer en deux catégories :

  • Les placements bancaires
  • Les placements financiers

Les placements bancaires

Ce sont les placements dans lesquels l’épargnant prend le moins de risque possible. C’est aussi ce qui explique que les taux de rémunération sont assez bas. Ce taux est passé de 1 à 0,75 % en 2015. On retrouve dans cette catégorie, le fameux livret A que les Français ont massivement adopté. Même s’il n’est possible pour un individu de ne détenir qu’un seul livret A, c’est un compte d’épargne exonéré de l’impôt. On le classe dans le lot des livrets réglementés par l’État et on dit qu’il est défiscalisé. De plus, si vous choisissez le livret A, vous bénéficiez de vos intérêts tous les 15 jours, et ce en toute sérénité.

L’autre livret qui fonctionne un peu comme le livret A est le livret jeune. Comme son nom l’indique, ce livret est réservé au jeune dont l’âge est compris entre 12 et 25 ans. Le montant minimum à laisser sur le compte est de 15 € alors que le plafond est fixé à 1600 €.

Mis à part ces deux livrets, les banques ont mis en place depuis 2005, un compte spécial : le compte courant rémunéré. Même si ce compte se rapproche assez d’un compte courant classique, il n’en est pas un. En effet, il s’agit d’un compte pour lequel les liquidités disponibles sont rémunérées quotidiennement. À tous ceux-ci, il faut rajouter le plan Épargne immobilier (PEL) qui permet de bénéficier d’un prêt immobilier tout en percevant une rémunération sur l’épargne.

Les placements financiers

Contrairement aux placements bancaires, les placements financiers sont des placements faits sur le long terme et qui sont beaucoup plus rentables. La conséquence directe est qu’ils impliquent un plus grand risque. Ce qui explique d’ailleurs pourquoi les Français sont plus retissant vis-à-vis de ces types de placement. En effet, un tiens vaut mieux que deux tu l’auras et beaucoup de personnes préfèrent les placements bancaires qui rentabilisent beaucoup plus vite.

  • Le compte titre

On classe dans cette catégorie le compte titre qui n’est vraiment pas un simple placement, mais plutôt un investissement. Il est donc rattaché à un compte courant dans lequel le client peut puiser pour faire des investissements à long terme sur le marché financier. Il peut s’agir par exemple de payer des actions ou des obligations dans une société.

  • L’assurance vie

C’est l’un des placements qui ont connu beaucoup d’engouement ces derniers temps en France. Même si son taux a chuté de 3,90 % en 2008 pour se retrouver à 1,83 en 2017, ce placement connait cette année 2018, une hausse de 3 % par rapport à l’année dernière. Il s’agit au fait d’un contrat d’épargne conclu avec une société d’assurance, qui est le plus souvent une banque ou une filiale. L’argent ainsi épargné va être fructifié et pourra servir dans le futur à financer la retraite de l’assuré ou un projet important. Pour cela, il existe deux options : la première consiste à investir sur le marché financier sur des supports en unité de compte et la seconde, moins risqué, est de placer ses fonds en euros sécurisés. On peut ouvrir une assurance vie à partir de 300 € avec la possibilité d’y investir soit 100 € tous les mois, ou même d’y aller à son rythme.

  • Plan épargne retraite

Toujours pour financer sa retraite, il est possible à un français de souscrire à un plan épargne retraite. C’est également un placement financier constitué de plusieurs produits épargne retraite. Pour les particuliers qui ne sont pas salariés, il y a notamment le Plan d’épargne populaire et le contrat Madelin. Pour les salariés, ils ont le choix entre l’uns des contrats Articles 83 ou 39 de la Confédération française du Commerce Inter entreprise et du Commerce international, mais aussi un plan d’épargne collectif.

Quel plan d’épargne choisir ?

Le choix d’un plan d’épargne est capital. Il se fait le plus souvent en fonction de la situation financière et professionnelle de l’individu, mais aussi de ses intentions futures. En effet, si vous êtes un travailleur salarié par exemple, vous avez sûrement envie de faire des économies sur vos revenus tout en faisant des profits. Vous avez aussi l’intention d’épargner de quoi préparer votre retraite. Pour cela on a généralement le choix entre un plan d’épargne collectif pour retraite (perco) et un plan épargne entreprise (PEE).

Faut-il choisir un Perco ?

Il s’agit d’un placement financier que proposent les entreprises à leur salarié. Il a l’avantage d’être exonéré de l’impôt (mis à part les cotisations sociales) et de bénéficier d’un abondement de la part de l’employeur. Le perco permet de mettre de côté un peu d’argent en vue de préparer une retraite paisible. Ces fonds sont alors bloqués jusqu’à la fin de votre carrière professionnelle. Vous pourrez une fois à la retraite les récupérer en espèces ou sous forme de rente viagère que vous percevez jusqu’à la fin de votre vie. Cette dernière forme est très bénéfique, car elle bénéficie d’un abattement d’impôt de 60 %.

Toutefois, certaines situations imprévues peuvent provoquer un déblocage prématuré des fonds. Il s’agit par exemple d’une situation d’invalidité du travailleur, d’un membre de sa famille (femme ou enfant) ou de son partenaire de PACS. Ce déblocage peut aussi survenir suite à un surendettement du bénéficiaire, d’un décès de conjoint ou de partenaires de PACS, pour l’achat ou la rénovation de la résidence principale du bénéficiaire, ou lorsque ce dernier finit de jouir de son droit à l’assurance-chômage.

Le PEE, un plan à court terme

Comparé au Perco, le PEE est plutôt un investissement à court terme. Les fonds épargnés sont bloqués pour une durée de 5 années au bout de laquelle ils peuvent être récupérés en entier ou en partie pour servir à un projet. C’est une façon intelligente d’investir pour l’achat d’un bien immobilier par exemple.

Pour un travailleur non-salarié

Les travailleurs indépendants ont aussi la possibilité de souscrire à une large gamme de produits d’assurance, le plus populaire étant l’assurance-vie. Un travailleur indépendant peut toujours préparer sa retraite en souscrivant à un plan épargne retraite populaire qui lui est tout aussi ouvert, qu’il soit salarié ou non. Ce plan peut à l’image du Perco, être converti en rente (rente viagère différée ou multisupport). Mais l’offre la plus complète reste le contrat de retraite « loi Madelin ».

Le Contrat retraite « loi Madelin »

C’est un contrat d’épargne qui ressemble à un mélange de l’assurance-vie et du plan épargne retraite populaire. Institué 11 février 1994, la loi Madelin vise à combler le déficit du régime obligatoire de retraite des travailleurs indépendants : commerçant, artisan, professionnel libéral et gérant de société. D’après cette loi, les travailleurs indépendants versent de façon annuelle une somme fixée à l’avance et qui ne doit pas dépasser une certaine limite. Ces cotisations peuvent être directement déduites des revenus professionnels de l’épargnant à un plafond de 65 401 € à l’année 2011. Il est possible de découvrir plus de détails sur la loi Madelin.

Que faire

Il existe donc plusieurs possibilités d’épargner de l’argent que l’on soit salarié ou non pour préparer son avenir, mais aussi celui de sa famille. C’est la façon la plus sure de vous prévenir contre les situations imprévues et même celles prévisibles de la vie. Tournez-vous dès maintenant vers le placement de votre choix.

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